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Qui est Jésus? (page 9)

par Anthony Buzzard   

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Une idée fausse sérieuse et fondamentale est à l’origine des modes de pensée traditionnels au sujet du rôle de Jésus dans l’histoire. Cela est lié à la fonction politico-théocratique du Messie qui est l’ingrédient principal du Messianisme. Jusqu’à présent, chaque effort a été fait pour soutenir la croyance, contrairement à la plus franche des déclarations des Écritures, que les promesses de Jésus à l’église qu’elle doit gouverner avec lui dans le futur Royaume Messianique (Matt. 19:28; Luc 22:28-30) doivent être appliquées à l’ère présente. L’idée selon laquelle l’église doit gouverner avec Jésus « lorsque Jésus vient dans sa gloire » à la fin du présent âge (Matt. 25:31), « dans le nouvel âge quand il prend son office en tant que Roi » (Matt. 19:28) continue à être négligée. Pour qu’il n’y ait pas le moindre doute, le chœur des êtres divins chantent au sujet de l’église, tirée de chaque nation, que Dieu a constitué une ligneé de rois et prêtres destinés à « régner sur la terre » (Apo. 5:10). Le Messianisme pur du Psaume 2 reste aussi fort que jamais dans Apocalypse 2:26 et 3:21 et cet ouvrage correspond aux propres paroles de Jésus à l’église (Apo. 1:1; 22:16). Le Jésus des Écritures n’est aucun autre que le Messie de la prophétie et de la littérature Apocalyptique de l’Ancien Testament.

Il existe un besoin urgent pour les pratiquants de s’engager dans une investigation personnelle des Écritures libres de tel ou tel credo accepté de nos jours si volontiers « avec foi ». Nous devrons être suffisamment honnêtes afin d’admettre que les opinions majoritaires ne sont pas automatiquement les bonnes et que la tradition, acceptée sans critique, peut avoir contribué à ensevelir la foi originale comme Jésus et les apôtres l’ont enseignée. Il se peut que nous devrions considérer sérieusement l’observation de Canon H.L. Goudge quand il a écrit au sujet du désastre survenu « lorsque la pensée grecque et romaine plutôt qu’hébraïque est venue dominer l’église ». Selon Canon Goudge, il s’est agit d’ « un désastre au niveau de la doctrine et de la pratique duquel l’Église ne s’est jamais rétablie ».[27] Le rétablissement peut seulement commencer lorsqu’une attention particulière est portée sur l’avertissement solennel de Jean qu’il « n’y a pas de mensonge plus grand que le refus du Messianisme de Jésus » (1 Jean 2:22).[28] Jésus doit être proclamé comme Messie, avec tout ce que ce terme haut en couleur veut dire dans son cadre biblique.


Ce que les auteurs admettent

Dans un article sur « L’enseignement de Christ » (Dictionnaire de Christ et les Apôtres, Vol. II, p. 394), James Denny a déclaré : « C’est futile de dire que Jésus est le Christ, si nous ne savons pas qui ou quoi est Jésus. Cela n’a pas de sens de dire qu’une personne inconnue se trouve à la droite de Dieu, exaltée et souveraine; le plus ardemment les hommes ont-ils cru que Dieu leur avait donné un Prince et un Sauveur dans cette exaltation, le plus avidement voudraient-ils désirer de savoir tout ce qui pourrait possiblement être connu à son sujet ».

Cette déclaration excellente est suivie par une autre observation de valeur « qu’il n’y a aucun enseignement de Christ qui ne s’appuie sur le fondement sur lequel l’enseignement des apôtres s’est appuyé ». Qu’est-ce que Jésus et les apôtres ont-ils donc prêché ? « Une des voies selon lesquelles Jésus a représenté son importance absolue pour la vraie religion était la suivante: Il se considérait comme le Messie. Le rôle Messianique ne pouvait être rempli que par une personne seulement, et lui-même était la personne en question; lui et personne d’autre n’était le Christ ». Tout ceci est excellent, mais les pensées qui suivent commencent à révéler un malaise au sujet du Messianisme de Christ, en dépit des protestations contraires. « Mais le Christ est-il une conception que nous pouvons utiliser à une autre époque pour quelque dessein ? Seulement, il doit être répondu, si nous employons le titre avec beaucoup de latitude ». James Denny ne semble pas avoir conscience qu’il est sur le point de miner le Messianisme biblique de Jésus, et, puisque Jésus ne peut pas être séparé de son rôle Messianique, d’obscurcir l’identité de Jésus. Il continue: « Il est certain que pour ceux qui en premier sont venus à croire en Jésus comme le Christ, le nom était beaucoup plus précis qu’il est pour nous; il avait une forme et une couleur qu’il ne possède plus ». Mais ceci doit impliquer que nous avons perdu de vue ce que signifie de croire que Jésus est le Messie. Denny donne l’impression que nous sommes maintenant libres d’inventer notre propre idée du Messianisme, ne tenant aucun compte de la définition biblique.

C’était, cependant, précisément cette tendance qui a provoqué un désastre au sein de l’église peu après la mort des apôtres. L’église a commencé à créer sa propre conception du Messie, et ce faisant a perdu contact avec le Jésus de la Bible. Denny explique que le terme Messie « contenait des attentes liées au terme propre qui pour nous ont perdu la vitalité qu’elles possédaient au départ ». Exactement ; mais pourquoi ont-ils perdu leur signification, si ce n’est que nous avons cessé de croire ce que la Bible nous dit au sujet du Messie ? « En particulier », dit Denny, « les associations eschatologiques[29] du terme Messie n’ont pas pour nous l’importance qu’elles avaient pour les premiers croyants. Dans l’enseignement de Jésus, ces associations se rassemblent autour du titre Fils de l’Homme.... qui est utilisé comme synonyme de Christ... Rien n’était plus caractéristique de la Chrétienté primitive que la seconde venue de Jésus dans le caractère de Christ. C’était la véritable essence de ce que la première église voulait dire par espoir... notre perspective d’avenir est différente de la leur ».

Sur quelle autorité est-elle différente? Sûrement on ne peut pas mettre de côté l’un des traits les plus caractéristiques de la Chrétienté de la Bible et continuer à appeler ce qui reste la même foi.[30] C’est ce départ subtil de l’espoir caractéristique de la première église qui devrait signaler pour nous la différence périlleuse entre ce que nous appelons Chrétienté et ce que les apôtres comprennent par ce nom. Cela n’a pas de sens de dire que nous sommes Chrétiens si nous avons abandonné la caractéristique essentielle de la conception du Messie du Nouveau Testament en qui nous prétendons croire.

Denny est à juste titre suspect d’une tendance parmi les auteurs « d’assumer tacitement que c’est une erreur de croire en Christ comme ceux qui l’ont prêché au départ l’ont cru. Une telle critique a pour but de rendre la personnalité de Jésus exactement comme la nôtre et sa conscience exactement come la nôtre pourrait être » (mon accentuation).

C’est précisément notre problème, mais c’est aussi celui de Denny, qui admet que « notre point de vue au sujet de l’avenir est différent de celui des apôtres ». Mais leur point de vue était basé sur leur compréhension centrale de Jésus comme le Messie, le souverain du futur Royaume de Dieu dont le pouvoir était manifesté en avance dans le ministère de Jésus. Par quelle logique possible pouvons-nous renoncer à l’espoir qui était « la caractéristique essentielle de la Chrétienté apostolique » et affirmer encore être Chrétiens? Dans ce paradoxe s’appuie l’incapacité des églises à rester fidèles à Jésus en tant que Messie. Nous avons préféré notre propre point de vue et notre propre opinion du Messianisme; et nous avons cru qu’il était approprié d’attacher à notre propre idée le nom de Jésus. N’avons nous donc pas créé « un autre Jésus » d’après l’image de nos cœurs païens ?

___________________

[27]The Calling of the Jews, dans Collected Essays on Judaism and Christianity.

[28]New Testament Letters paraphrasées par J.W.C. Wand, D.D.

[29]C’est à dire, qui se rapporte à des évènements ayant lieu à la fin de l’âge.

[30]De la même façon que les doctrines Chrétiennes de Dieu et l’homme et le salut sont « complètement insoutenables sans l’existence de Satan » (Michael Green, I Believe in the Downfall of Satan, Eerdmans, 1981, p. 20).



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