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Qui est Jésus? (page 7)

par Anthony Buzzard   

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Il est peu connu que beaucoup ont eu de sérieuses réservations au sujet de la lecture de Philippiens 2 comme une déclaration au sujet de la préexistence. Un ancien professeur « Regius » de divinité écrivait en 1923 : « Paul est en train de supplier les Philippiens de cesser les dissensions et d’agir avec humilité les uns envers les autres. En 2 Corinthiens 8:9, il exhorte ses lecteurs à être généreux en donnant l’aumône. Il est demandé s’il serait tout à fait naturel pour lui d’appliquer ces deux leçons simples de morale par références accidentelles (et la seule référence qu’il ait jamais fait) au large problème du mode de l’Incarnation. Et beaucoup pensent que son appel accueillant aurait plus d’effet s’il désignait l’exemple inspirant d’humilité et de sacrifice de soi-même de Christ dans sa vie humaine, comme dans 2 Corinthiens 10:1; ‘Je vous exhorte par la douceur et la bienveillance de Christ’ ». L’auteur de ces commentaires, A.H. McNeile, suggère la paraphrase suivante : « Bien que Jésus ait été divin tout au long de sa vie, il ne pensait pas toutefois que c’était un privilège d’être maintenu à tout prix d’être traité comme une égalité avec Dieu mais de son propre accord s’est dépouillé lui-même (de toute assertion de soi-même ou d’honneur divin) en prenant la condition d’esclave ».[18]

Paul souligne le fait que Jésus est apparu sur la scène humaine comme n’importe quel autre homme (« à l’image des hommes »). Sa vie, considérée dans sa totalité, était un processus continu d’humilité culminant à la mort sur la croix. Le deuxième Adam, contrairement au premier, s’est soumis entièrement à la volonté de Dieu et en conséquence reçoit la plus haute exaltation.

Chef de la nouvelle création

Le parallèle entre Adam et Jésus forme la base de la pensée de Paul au sujet du Messie. Christ a un rapport avec la nouvelle création et l’église similaire à celui qu’avait Adam avec la création commencée en Genèse. Avec Jésus, l’humanité fait un nouveau départ. En Jésus comme représentant humain, le nouvel Adam, la société recommence entièrement. Ce rapport est sérieusement perturbé si Jésus après tout ne tirait pas son origine en tant qu’homme. Alors qu’Adam est créé comme un « Fils de Dieu » (Luc 3:38), la conception de Jésus fait de lui « Fils de Dieu » (Luc 1:35). Certes, Adam est de la terre (1 Cor. 15:47) tandis que Jésus est « un homme venu du ciel » et non pas, selon Paul, venant du ciel à sa naissance, mais à sa seconde venue pour ressusciter les morts fidèles (1 Cor. 15:45). A ce point, nous voyons le défaut des idées traditionnelles au sujet de la préexistence. Selon Paul, le mouvement de Christ du ciel à la terre est axé sur la Parousia (seconde venue). Plus tard, le centre d’intérêt se trouve transféré à sa naissance. Donc, curieusement, la pensée traditionnelle jette un regard en arrière dans l’histoire, tandis que la Bible nous oriente principalement vers la future venue du Messie en gloire.

C’est en tant que chef de la nouvelle création et centre du but cosmique de Dieu que Paul décrit Jésus dans Colossiens 1. Son intention est de montrer la position suprême que Jésus a gagnée à travers la résurrection et sa prééminence dans le nouvel ordre, contre les prétentions des systèmes religieux rivaux menaçant les Colossiens. Toutes les autorités étaient créées « en Christ » (Col. 1:16). Donc Jésus avait également affirmé : « Tout pouvoir m’a été donné dans le ciel et sur la terre » (Matt. 28:18). « Toutes choses » ici signifie pour Paul la création animée et intelligente consistant en « trônes, souverainetés, principautés, pouvoirs » créés « en Christ », « à travers Christ » (et non pas « par ») et « pour Christ ». C’est son royaume que Paul a à l’esprit (Col. 1:13). Jésus est le premier-né de toutes les créatures aussi bien que le premier-né d’entre les morts (vv. 15, 18).[19] Le terme « premier-né » le désigne comme premier membre du nouvel ordre créé aussi bien que sa source, une position acquise en étant le premier à recevoir l’immortalité à travers la résurrection (Col. 1:17-18). Jean, en Apocalypse 3:14, de la même façon désigne Jésus comme « auteur de la création de Dieu », ce qui plus naturellement signifie que lui-même faisait partie de la création. Ce « premier-né » désigne dans la Bible celui qui tient la fonction suprême et peut être trouvé dans Psalm 89:28 où le « premier-né », le Messie, est le « plus haut placé des rois de la terre », un être choisi comme David à partir du peuple et élevé (Ps. 89:20). Paul a à nouveau développé les concepts messianiques déjà bien établis par les Écritures Hébraïques.

Dans aucune des déclarations de Paul nous sommes contraints de trouver un « deuxième être éternel divin ». Il nous présente plutôt avec le second Adam glorifié, maintenant élevé à la fonction divine pour laquelle l’homme était créé originellement (Gen.1:26; Ps. 8). Jésus désormais représente la race humaine en tant que chef du nouvel ordre de l’humanité. Il intercède pour nous en tant que suprême souverain sacrificateur dans le temple du ciel (Héb. 8:1). En attribuant de tels titres élevés au Seigneur ressuscité, il n’y a aucune raison de penser que Paul a enfreint son propre monothéisme clair exprimé dans 1 Corinthiens 8:6 : « Pour nous chrétiens, il y a un seul Dieu le Père, et un seul Seigneur Jésus-Christ ». Rien dans Colossiens 1 nous force à croire que Paul, sans prévenir, s’est éloigné de Matthieu, Marc, Luc, Pierre et Jean, et a dévié du monothéisme absolu qu’il exprime si soigneusement et clairement ailleurs (1 Tim. 2:5; Éph. 4:6) et qui était profondément implanté dans tout son contexte théologique.

La terre habitée à venir dont nous parlons

L’écrivain aux Hébreux insiste tout particulièrement sur l’humanité de Jésus. Il était tenté en tous points comme nous le sommes et cependant était sans péché (Héb. 4:15). Dieu, à l’origine, a fait les âges à travers (et non pas « par ») le Fils, avec comme fin sa destinée en tant que Messie (Héb. 1:2). Après avoir communiqué avec nous sous différentes manières et à des moments différents à travers les prophètes du passé, Dieu nous a finalement parlé par celui qui est vraiment le Fils (Héb. 1:2). L’écrivain n’a pas l’intention de nous dire (ce que Jésus ne savait pas, Marc 10:6) que Jésus avait été l’agent actif dans la création de la Genèse. C’était Dieu qui s’était reposé au septième jour, après avoir accompli son travail (Héb. 4:4, 10).[20] C’est Dieu, également, qui introduira le Fils dans la « terre habitée du futur, « dont nous parlons » (Heb. 2 :5).»

Quand le Messie est introduit de nouveau à la terre, un nombre de déclarations importantes à son sujet feront partie de l’histoire. Premièrement, le trône du Messie sera établi (Héb. 1:8).[21] (Comparez, « Lorsque le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, avec tous les anges, il s’assiéra sur son trône de gloire » Matt. 25:31). Comme représentant la majesté divine du Père, le titre Messianique « dieu » sera appliqué à Jésus, comme il l’était autrefois aux juges d’Israël qui ont representé d’avance le Juge suprême d’Israël, le Messie (Ps. 82:6). Une autre prophétie de Psaume 102:25 sera aussi réalisée dans le royaume à venir du Messie. Les fondations d’une nouvelle terre et d’un nouveau ciel seront placées alors qu’Ésaïe

51:16 et 65:17 le prédisent. Il est peut-être facile de mal interpréter Hébreux 1:10 et d’imaginer que le Seigneur, le Messie était responsable pour la création en Genèse. Cependant, ceci ne prend pas en compte la citation de l’auteur de la version des Septante du Psaume Messianique entier 102. De plus, il déclare spécifiquement qu’une partie de cette série de vérités au sujet du Fils se rapporte à l’époque du monde à venir dont nous parlons (Heb. 2:5). L’écrivain doit être autorisé à exprimer son propre commentaire. Il s’intéresse à la fondation d’une nouvelle terre. Il est concerné par le Royaume Messianique, et non pas par la création en Genèse. Parce que nous ne partageons pas la vision Messianique du Nouveau Testament comme nous le devrions, nous avons tendance à regarder en arrière plutôt que vers l’avenir. Nous devons nous exercer à la perspective entièrement messianique de la Bible dans sa totalité.[22] Ceci est le concerne du Psaume 102, ou selon la version des Septante (non pas dans le texte Hébreux) Dieu s’addresse à un autre « seigneur, » le Messie.

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[18] New Testament Teaching in the Light of St. Paul’s, pp. 65, 66.

[19] En ce qui concerne Colossiens 1:17, beaucoup de traducteurs sont moins prudents que la NASB qui relègue prudemment à la marge l’implication que Jésus « a existé avant » toutes choses. Il suffit de dire, avec Paul, qu’il est « avant » toutes choses, impliquant qu’il est suprême dans le monde créé, et non pas qu’il est littéralement le premier dans le temps à être créé ou a existé éternellement. Dans Jean 1:15, 30, les traductions affichent un enthousiasme similaire pour une préexistence alors que le verset pourrait très bien être rendu de la façon suivante : « Celui qui vient après moi a pris une position devant moi, parce qu’il a priorité absolue sur moi » (voir les commentaires par Raymond Brown dans les séries intitulées Anchor Bible, et par Westcott. Aussi The Geneva Bible
(1602) rendant : « Il était meilleur que moi ».). La NIV est trompante quand elle décrit Jésus comme « retournant » ou « revenant » au Père. Il « allait » ou « montait » (voir Jean 13:3; 16:28; 20:17).

[20] Le Nouveau Testament est tout à fait clair au sujet de Dieu le Père étant le créateur en Gen. 1:1; Actes 7:50; 14:15; 17:24; Apo. 4:11; 10:6; 14:7; Marc 10:6; 13:19. Héb. 1:1-2 décrit le Dieu de la Bible Hébraïque comme le Père de Jésus et exclu n’importe quelle possibilité que « Dieu » pourrait signifier Dieu en Trois Personnes. Voir aussi Murray Harris, Jesus as God (Baker, 1992), fn. p. 47 : « Pour l’auteur d’Hébreux (comme pour tous les écrivains du Nouveau Testament, on peut suggérer) le ‘Dieu de nos pères,’ Yahweh, n’était pas autre que ‘le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ’ (cp. Actes 2:30, 33; 3:13, 18, 25, 26)... Il ne conviendrait pas pour Elohim ou Yahweh de signifier la Trinité dans l’Ancien Testament quand dans le Nouveau Testament theos se rapporte régulièrement au Père seul et apparemment jamais à la Trinité. » À la p. 273 (fn.) Harris admet que « Dieu » n’indique jamais à la fois le Père et le Fils.

[21] Voir aussi Matt. 19:28; Luc 22:28-30; et Apo. 2:26, 3:21, et 5:10 qui avec un grand nombre d’autres textes prédisent l’établissement sur terre du Royaume Messianique quand Jésus revient.

[22] Pour de plus amples informations sur la façon dont l’auteur des Hébreux utilise Psaume 102 dans Hébreux 1:10, voir F.F. Bruce, Epistle to the Hebrews, pp. 21-23.


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