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Qui est Jésus? (page 5)

par Anthony Buzzard   

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Mais peut-on dire de la preuve favorite du texte dans Jean 8:58 que Jésus a existé avant Abraham? Est-ce que Jésus après tout confond tout en disant d'une part que le Père seul est le  « seul vrai Dieu » (17:3; 5:44) - et que lui-même n'est pas Dieu, mais le Fils de Dieu (Jean 10:36) - et d'autre part que lui, Jésus, est aussi un être non créé ? Est-ce qu'il définit sa position à l'intérieur des catégories reconnaissables de l'Ancien Testament (Jean 10:36; Ps. 82:6; 2:7) seulement pour poser une énigme insoluble en disant qu'il avait été en vie avant la naissance d'Abraham? Est-ce que le problème trinitaire qui n'a jamais été résolu de façon satisfaisante doit être soulevé à cause d'un seul texte dans Jean ? Ne serait-il pas plus sage de lire Jean 8:58 à la lumière de la déclaration de Jésus plus tard dans 10:36 et le reste des Écritures?

Dans l’atmosphère juive qui domine l'Évangile de Jean, il est plus naturel de penser que Jésus a parlé en des termes qui étaient courants parmi ceux instruits dans la tradition rabbinique.  Dans un contexte juif, affirmer une  « préexistence » ne signifie pas que cette personne prétend être un être non créé! Cela implique, cependant, que cette personne a une importance absolue dans le dessein divin. Jésus est certainement la raison centrale pour la création. Mais l'activité créatrice d’un Dieu unique et son plan pour le salut ne se sont pas manifestés dans un être unique créé, le Fils, jusqu'à la naissance de Jésus. La personne de Jésus a tiré son origine quand le dessein et l’expression de Dieu a pris forme dans un être humain (Jean 1:14).[10]

C'est un fait bien connu que les conversations entre Jésus et les juifs étaient souvent à contre­courant. Dans Jean 8:57, Jésus n'avait en fait pas dit, comme les juifs ont semblé penser, qu'il avait vu Abraham, mais qu'Abraham a tressailli d'allégresse (à la pensée) de voir le jour du Messie (v. 56). Le patriarche s'attendait à ressusciter à la résurrection au dernier jour (Jean 11:24; Matt. 8:11) et prendre part au Royaume Messianique. Jésus était en train d'affirmer sa supériorité vis-à-vis d’Abraham, mais dans quel sens ?

Comme « Agneau de Dieu » il avait été  « immolé avant la fondation du monde » (Apo. 13:8 VRJ; 1 Pie. 1:20) – non pas bien sûr, littéralement, mais dans le dessein de Dieu. De cette façon aussi Jésus

« était » avant Abraham. Abraham pouvait donc attendre la venue du Messie et de son Royaume. Le Messie et le Royaume ont donc « préexisté » dans le sens qu'ils étaient  « vus » par Abraham à travers sa foi.[11] L'expression  « Je suis » dans Jean 8:58 ne veut pas du tout dire  « Je suis Dieu ». Ce n'est pas, comme si souvent allégué, le nom divin d'Exode 3:14, où Yahvé a déclaré:  « Je suis celui qui suis » (ego eimi o ohn).  Jésus n’a prétendu nulle part à ce titre. La traduction correcte de ego eimi dans John 8:58 est  « Je le suis », soit le Christ promis (voir la même expression dans Jean 4:26,  « Je le suis [le Christ], moi qui te parle »).[12] Avant qu'Abraham ne soit né Jésus était déjà connu, prédestiné (1 Pie. 1 :20). Jésus ici fait la formidable affirmation à la signification absolue dans le dessein de Dieu.


Le Logos dans Jean 1:1

Il n’y a aucune raison, autre qu’à force d’habitude, de comprendre la « parole » dans Jean 1:1 en tant que deuxième personne divine, avant la naissance de Jésus.[13] Une personnification semblable de la sagesse dans Proverbes 8:22, 30 et Luc 11:49 ne veut pas dire « qu’elle » est une deuxième personne. Il n’y a aucun moyen possible d’accommoder une « deuxième personne divine » dans la Nature de Dieu révélée comme Jean et Jésus l’ont comprise. Le Père reste, comme Il a toujours été, « le seul vrai Dieu » (17:3), « celui qui seul est Dieu » (5:44). Si nous lisons le terme logos ( « parole ») du point de vue de l’Ancien Testament, nous le comprendrons comme étant l’activité de Dieu dans la création, Sa puissante commande féconde par laquelle toutes les choses sont nées (Ps. 33:6-12). La parole de Dieu est le pouvoir grâce auquel Ses desseins sont avancés (Ésa. 55:11). Si nous empruntons un autre passage du Nouveau Testament, nous égalerons la parole avec le message créatif du salut, l’évangile. Tel est le sens tout au long du Nouveau Testament (Matt. 13:19; Mark 4:14 ; Gal. 6:6, etc.).

C’est ce complexe d’idées qui va former la signification de logos, la « parole ». « Tout a été fait par elle et rien n’a été fait sans elle » (Jean 1:3). Dans Jean 1:14, la parole se matérialise dans un être humain réel ayant une origine divine dans sa conception surnaturelle.[14] À partir de ce moment, lorsque « les temps furent accomplis » (Gal. 4:4), le seul Dieu S’exprime dans une création nouvelle, la contrepartie de la création originale d’Adam. La conception et la naissance de Jésus marquent une nouvelle phase sans précédent du dessein de Dieu dans l’histoire. Comme le second Adam, Jésus monte le décor pour le programme complet de salut. Il ouvre la voie à l’immortalité (I Tim. 1 :10). En lui, le dessein de Dieu est révélé finalement dans un être humain (Héb. 1:1), qui nous annonce le message du salut dans le royaume de Dieu à venir.

Tout ceci ne veut pas dire, cependant, que Jésus a abandonné une vie pour une autre. Cela porterait sérieusement atteinte au parallèle avec Adam qui était aussi « Fils de Dieu » par création directe (Luc 3:38). Cela bouleverserait également le monothéisme pur révélé à travers les Écritures lesquelles « ne peuvent pas être abolies » (Jean 10:35). Plutôt, Dieu commence à nous parler au premier siècle A.D. par le biais d’un nouveau Fils, Sa dernière parole au monde (Héb. 1:1). C’est la notion d’un Fils existant éternellement qui perturbe si violemment le projet biblique, en défiant le monothéisme et menaçant la véritable humanité de Jésus (1 Jean 4:2; 2 Jean 7).

Cette compréhension de Jésus dans l’Évangile de Jean permettra à Jean d’être en harmonie avec les autres apôtres et le monothéisme de l’Ancien Testament sera préservé. Les faits de l’histoire de l’église montrent que le monothéisme non restreint des Écritures hébraïques était abandonné tôt après l’époque du Nouveau Testament sous l’influence des idées étrangères grecques. Au même moment, le cadre prédéterminé pour le messianisme était oublié et avec lui la réalité du futur Royaume Messianique. Il en a résulté des années de conflits, encore non résolus, pour déterminer comment une seconde personne divine existant déjà pouvait être combinée à un être humain complet pour former une seule personne. Le concept de préexistence littérale pour le Messie est l’idée intrusive, la pièce du puzzle Christique qui ne s’ajustera pas. Sans elle une image claire de Jésus émerge dans le cadre de la révélation hébraïque et les enseignements des apôtres. Dieu, le Père, reste vraiment le seul vrai Dieu, celui qui seul est Dieu (Jean 17:3; 5:44) et l’on trouve l’unité de Jésus avec son Père dans une unité de fonction accomplie par un seul être qui est vraiment le Fils, comme la Bible partout ailleurs comprend ce terme (Jean 10:36). Si le Christianisme doit être ravivé et unifié cela devra être sur la base de la croyance en Jésus, le Messie de la Bible, inaltérée par les spéculations trompeuses des grecs qui ont manifesté très peu de compréhension du monde hébraïque au sein duquel le Christianisme était né.

_________________________

[10]Comparez G.B. Caird, The Development of the Doctrine of Christ in the New Testament, p. 79 : « Les Juifs avaient cru seulement dans la préexistence d’une personnification ; la sagesse était une personnification, soit d’un attribut divin soit d’un but divin, mais jamais une personne. Ni le quatrième Évangile ni Hébreux ne parlent jamais de la Parole éternelle ou Sagesse de Dieu dans des termes qui nous forcent à la considérer comme une personne. »

[11]H.H. Wendt, D.D., commentant sur Jean 8:58, déclare : « La vie terrestre de Jésus était prédéterminée et prédite par Dieu avant le temps d’Abraham » (The Teaching of Jesus. Vol. 11, p. 176).

[12]Edwin Freed dans JTS, 33, 1982, P. 163 : « Dans Jean 8:24 ‘ego eimi’ doit être compris comme une référence au Messianisme de Jésus... ‘Si vous ne croyez pas que je le suis [le Messie], vous mourrez dans vos péchés.’»

[13] Voir note 10.

[14]Comparer avec James Dunn, Christology in the Making, p. 243, discutant Jean 1:1-14 : « La conclusion qui paraît émerger de notre analyse est que c’est seulement avec v. 14 que nous pouvons commencer à parler du Logos personnel... Le point est obscurci par le fait que nous avons à traduire le terme logos au masculin par ‘il’... Mais si nous traduisions logos par ‘l’expression de Dieu’, il deviendrait plus clair que Logos dans les versets 1-13 du poème n’indiquait pas nécessairement un être divin personnel ».

 


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